Serpent

Un symbole de transformation, de renaissance, de guérison, d’immortalité, de passion, de fertilité, de pluie, d’orages, de gardiens, du mal, de métamorphose et de charme.

Le serpent est l’une des plus anciennes figures mythologiques. Il a des origines dans les cultures orientales et occidentales. Les serpents eux-mêmes étaient considérés comme immortels, car ils regagnaient une nouvelle vie après avoir mué leur peau. Les personnes nées sous le symbole du serpent en Chine sont censées mener une vie charmante. Les serpents peuvent symboliser le cordon ombilical reliant la Terre Mère aux humains. Les serpents apparaissent comme symboles dans de nombreuses cultures différentes et ont tout autant de significations différentes dans chaque culture.

Les serpents apparurent dans l’art néo-sumérien et sumérien. Istaran est le dieu serpent d’une ville en Sumer. Il était le dieu qui supervisait les différends frontaliers à cette époque. Le serpent représente Nirah, le ministre d’Istaran. Son symbole apparaissait sur les bornes. Le dieu égyptien Atoum était dit avoir l’apparence d’un serpent et renaissait chaque matin en muant sa peau. Ouadjet, qui prenait la forme d’un cobra égyptien, protégeait la Basse-Égypte et les femmes en couches. La déesse Ouadjet était représentée comme la couronne de l’Égypte.

Serpent

Certains types de serpents eux-mêmes sont symboliques dans différentes cultures. Les textes assyriens considéraient le serpent vipère à cornes comme une entité protectrice et magique. Akkadien était une créature semblable à un dragon avec le cou et le corps d’un serpent. Ce symbole était considéré comme un symbole protecteur. Akkadien était l’attendant du monde souterrain, puis devint un attendant du dieu des tempêtes. Akkadien était aussi un attendant de Marduk, Ningishzida, Nabu et Ashur. En Afrique, les serpents symbolisent la réincarnation. Ils croyaient que les serpents étaient leurs parents. Nenaunir était un dieu serpent arc-en-ciel africain. Nenaunir symbolisait les orages maléfiques. Dans l’Iran préhistorique, les serpents étaient vénérés et symbolisaient l’eau, la richesse et la fertilité. Le symbolisme changea plus tard. Les serpents symbolisèrent ensuite le désir sexuel et le mal. Il y avait aussi un Dieu Serpent Arc-en-ciel associé à l’Australie et aux Aborigènes. Leur Dieu Serpent Arc-en-ciel peut être destructeur ou un donneur de vie. Dans la culture amérindienne, le serpent-roi était associé à la guérison. Les Celtes voient les serpents comme des gardiens de l’autre monde. Dans la culture maya, les serpents sont des symboles de métamorphose. En Inde, le cobra est sacré. C’est un symbole de pouvoir.

Les serpents ont aussi traditionnellement été associés aux arbres de vie dans différentes religions et cultures. Le christianisme présente le serpent qui tenta Ève comme le mal. Il y avait un serpent dans le jardin d’Éden qui mit Ève à l’épreuve et lui donna la pomme de l’arbre de vie, ce qui conduisit à la chute du jardin et à l’expulsion d’Adam et Ève. Le serpent avait promis à Ève que de grandes choses arriveraient si elle donnait la pomme à Adam. Le serpent mentit à Ève et Adam blâma Ève pour la chute. Dans la tradition grecque, Ladon s’enroulait autour d’un arbre pour garder les pommes d’or dans le jardin des Hespérides. Ladon était un dragon semblable à un serpent. Il fut tué par Héraclès. Les Mayas vénéraient un Serpent Vision associé à l’Arbre du Monde. Le Serpent Vision servait de porte vers le monde spirituel. Leur dieu principal, Quetzalcoatl, était représenté comme un serpent. Les Mayas croyaient aussi que les serpents transportaient le soleil et la lune à travers le ciel et renaissaient lorsqu’ils muaient leur peau. Dans la tradition bouddhiste, le Bouddha méditait sous l’arbre Bodhi et entra dans une profonde transe méditative. Mucalinda, le roi des serpents, s’éleva du sol et protégea le Bouddha pendant sept jours, permettant au Bouddha de rester dans son état méditatif profond.

Lorsqu’un serpent est représenté se mordant la queue, c’est généralement une représentation du renouvellement de la vie et de l’éternité. Le serpent ouroboros est un ancien symbole égyptien signifiant « Tout en tout ». C’est un serpent représenté sous forme circulaire, mangeant sa queue. Ce symbole est apparu dans des textes égyptiens relatifs au monde souterrain, où l’ouroboros symbolise le cycle de la vie et de la mort. L’ouroboros est aussi apparu entourant le monde, symbolisant le renouvellement du monde. À l’époque romaine, l’ouroboros apparut aussi sur un talisman magique, symbolisant une nature cyclique. Le symbole apparaît aussi dans la mythologie nordique. Là, le serpent est connu sous le nom de Jörmungandr ou le Serpent du Monde. Le Serpent du Monde entoure le globe, se mordant la queue. Lorsqu’il relâche sa queue, le Ragnarök commencera. Le Serpent du Monde représente la destruction de la Terre. Certains Sud-Américains croient qu’un anaconda entoure la terre, se mordant la queue. Quetzalcoatl est la divinité serpent à plumes associée au cosmos, en particulier à la Voie lactée. Dahn était l’un des dieux serpents arc-en-ciel africains. Dahn était représenté avec sa queue dans sa bouche, symbolisant l’unité et la totalité.

Les serpents ont aussi été associés à des symboles féminins et masculins. Le serpent représente le phallus et le pouvoir assertif, tandis qu’il peut aussi représenter la fertilité et une force vitale créatrice. Les serpents étaient des familiers de la Grande Déesse, la déesse de tout. Un serpent est le symbole de la kundalini, le pouvoir créateur féminin divin. On la connaît aussi sous le nom d’énergie Shakti. Le serpent est enroulé et endormi à la base de la colonne vertébrale, attendant d’être appelé à unir les entités masculine et féminine. Dans la culture grecque, le serpent est associé à la Déesse de la lune et de la fertilité.

Parfois, deux serpents apparaissent entrelacés. Les serpents entrelacés sont des symboles de fertilité et de guérison. Un symbole de serpents entrelacés de la période sumérienne fut plus tard trouvé porté par Hermès dans la mythologie grecque. Le dieu sumérien Ningishzida était représenté par des serpents entrelacés, qu’on appelait caducée. Il était un dieu de la végétation. Le dieu romain Mercure portait aussi un caducée. Ce symbole entrelacé est utilisé par les États-Unis comme symbole de la médecine à l’époque moderne.

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